La Commission de Discipline de la Fédération Togolaise de Football a de nouveau fait preuve d’une grande fermeté. Après l’examen d’un dossier qualifié de sérieux et sensible, l’instance disciplinaire a prononcé une sanction exemplaire à l’encontre d’un entraîneur reconnu coupable de faits graves, jugés contraires à l’éthique sportive et à l’intégrité des officiels de match.
Les faits remontent au 3 septembre 2025, à l’occasion de la rencontre entre l’AS Djermabou de Mango et Tigre Noir. Selon les éléments retenus, l’entraîneur Seibou Yakoubou se serait rendu coupable d’agressions physiques sur les officiels de la partie. Il lui est également reproché des actes assimilés à une incitation publique à la haine et à la violence. Des comportements considérés comme totalement incompatibles avec les valeurs prônées par la FTF.
Saisie de l’affaire, la Commission de Discipline a mené une instruction approfondie. Elle a analysé les rapports officiels, examiné les témoignages et étudié l’ensemble des pièces versées au dossier. À l’issue de cette procédure, la responsabilité entière de Seibou Yakoubou a été établie. La décision s’appuie sur les dispositions du code disciplinaire, notamment les articles 06 alinéa 2 a et c, ainsi que l’article 14 alinéa 4, relatifs aux atteintes graves à l’ordre sportif, à la sécurité et au respect de l’autorité arbitrale.
La sanction infligée reflète la gravité des faits. L’entraîneur écope d’une suspension de cinq ans de toute activité liée au football. Il est ainsi écarté des terrains, des bancs de touche et de toute fonction officielle relevant du football national pour une longue période.
À cette mesure s’ajoute une sanction financière. Seibou Yakoubou devra s’acquitter d’une amende de cinq cent mille (500 000) francs CFA. La Commission a également décidé que l’AS Djermabou de Mango serait solidairement responsable du paiement de cette amende au profit de la FTF. Cette décision vise à responsabiliser à la fois les acteurs individuels et les clubs qui les emploient.
Par ce verdict, la FTF réaffirme sa volonté de lutter contre les violences et de préserver la sérénité des compétitions. Elle entend garantir la sécurité des officiels, des joueurs et du public, tout en envoyant un message clair à l’ensemble du football togolais.
Conformément aux règlements en vigueur, les parties concernées disposent d’un délai de dix jours pour faire appel devant la Commission de recours.
En attendant, la décision demeure pleinement exécutoire, marquant une étape importante dans la lutte contre les comportements antisportifs dans le football national.
