La déception de la CAN 2025 est encore fraîche, mais la République démocratique du Congo (RDC) regarde déjà vers l’avenir. Éliminés en huitièmes de finale après un but algérien inscrit dans les derniers instants de la prolongation, les Léopards ont vu leur rêve continental s’éteindre. Pour autant, leur ambition ne faiblit pas. La Coupe du monde est désormais au centre de toutes les attentions.
Ce revers face à l’Algérie a laissé des regrets lors de la CAN 2025, mais aussi des enseignements. Le sélectionneur Sébastien Desabre l’a reconnu sans détour : certaines choses n’ont pas fonctionné et devront être corrigées rapidement.
« Il faut analyser, comprendre nos manques et se projeter immédiatement sur un objectif majeur qui arrive très vite », a-t-il déclaré, tournant déjà le regard vers les échéances de mars.
Car la RDC joue gros dans les semaines à venir. Un barrage décisif, prévu le 31 mars au Mexique, peut ouvrir aux Léopards les portes de la Coupe du monde 2026, organisée conjointement par le Mexique, le Canada et les États-Unis. Face à la Nouvelle-Calédonie ou à la Jamaïque, un seul match décidera du sort de toute une nation.
Malgré l’élimination à la CAN 2025, l’état d’esprit reste combatif. Le capitaine Chancel Mbemba l’a rappelé avec sérénité : « La CAN 2025 est une grande compétition, mais il nous reste un dernier combat, un dernier match. » Un discours empreint d’expérience pour celui qui s’est déjà illustré par des buts décisifs dans les moments cruciaux, notamment lors des précédents barrages qualificatifs pour le Mondial.
Sur le plan sportif, la RDC s’impose de plus en plus comme une valeur sûre du football africain. Deuxième de son groupe de qualification mondiale derrière le Sénégal, la sélection congolaise a montré à la CAN 2025 un visage solide et cohérent, avec une phase de groupes maîtrisée avant de tomber avec les honneurs en phase à élimination directe.
Au-delà des résultats, les Léopards portent aussi un message. Lors de la précédente édition de la CAN 2025, leur parcours jusqu’en demi-finales avait été marqué par des gestes forts en soutien aux populations touchées par le conflit à l’est du pays. Le football est ainsi devenu un vecteur de visibilité internationale pour la RDC et sa réalité sociale. Une qualification pour la Coupe du monde amplifierait encore cette portée.
L’équipe profite également de l’apport d’une diaspora engagée. De jeunes talents nés en Europe, à l’image de Noah Sadiki, Matthieu Epolo ou Mario Stroeykens, ont choisi de représenter la RDC par conviction. Une nouvelle génération animée par la volonté de contribuer à l’avenir du pays et de son football.
Depuis 2022, Sébastien Desabre a bâti un groupe uni, discipliné et difficile à battre, misant sur la stabilité et la continuité du travail. Conscient du retard à combler en matière de formation par rapport à certaines grandes nations africaines, le technicien français reste confiant quant au potentiel du football congolais.
Aujourd’hui, l’heure n’est plus aux regrets. Tout se résume à une échéance, un match, une opportunité historique. Les Léopards le savent : la route vers la Coupe du monde est étroite, mais l’espoir est intact. Et dans ce dernier virage, la RDC entend bien jouer sa chance jusqu’au bout.
