De nombreux supporters africains vivent un mélange de frustration et d’inquiétude à l’idée de la prochaine Coupe du monde, programmée cet été aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Des fans sénégalais et ivoiriens ont exprimé leur colère après que l’administration du président Donald Trump a annoncé des restrictions de voyage affectant les détenteurs de visas touristiques, le principal moyen pour les supporters de se rendre aux matchs. Cette mesure a chamboulé leurs projets pour soutenir leurs équipes sur place.
Bap Mbaisan, supporter sénégalais, a dénoncé cette décision comme « inacceptable et irresponsable », estimant que tous les fans devraient pouvoir suivre leur sélection nationale lors du tournoi.
Plusieurs supporters vont plus loin et suggèrent que les États-Unis, co-organisateurs avec le Canada et le Mexique, pourraient être privés de leur rôle d’hôte si ces restrictions empêchent l’accès aux supporters des nations participantes. Pour eux, le football reste avant tout un symbole d’unité mondiale, au-dessus de toute considération politique.
Le Sénégal, qui a atteint les demi-finales de la CAN au Maroc, débutera son parcours en Coupe du monde le 16 juin au MetLife Stadium du New Jersey face à la France, avant d’affronter la Norvège quatre jours plus tard dans le même stade. Le dernier match du groupe se jouera à Toronto le 26 juin contre le vainqueur des barrages entre la Bolivie, le Suriname et l’Irak.
La Côte d’Ivoire, de son côté, jouera deux rencontres aux États-Unis : le 14 juin contre l’Équateur à Philadelphie et le 25 juin contre Curaçao, après un match face à l’Allemagne à Toronto.
Si certains supporters demandent une intervention de la FIFA, le sélectionneur ivoirien Emerse Faé reste confiant quant à la possibilité de trouver une solution avant le début de la compétition.
En attendant, des milliers de fans africains restent confrontés à une situation frustrante et incertaine, incapables de planifier leur déplacement pour soutenir leurs équipes.
