À moins de deux mois du lancement des éliminatoires de la CAN 2027, une rencontre suscite déjà de vives inquiétudes. La Guinée, qui doit affronter l’Afrique du Sud en septembre lors de la première journée des qualifications, remet en question la tenue du match à Johannesburg en raison du contexte sécuritaire.
La Fédération guinéenne de football (Feguifoot) a officiellement saisi la Confédération africaine de football (CAF) pour demander des garanties avant le déplacement de sa sélection. Dans un courrier adressé à l’instance continentale, elle exprime ses préoccupations quant à la sécurité de sa délégation.
Au cœur des inquiétudes à l’approche des éliminatoires de la CAN 2027, figure la multiplication des actes de violence xénophobe en Afrique du Sud. Depuis plusieurs mois, des ressortissants africains installés dans le pays sont victimes d’agressions attribuées à certains groupes hostiles aux migrants. Pour la Feguifoot, cette situation soulève des interrogations sur les conditions d’organisation de la rencontre.
L’inquiétude autour des éliminatoire de la CAN 2027 en Afrique du Sud
Le dossier est désormais entre les mains de la CAF, qui devra décider dans les prochaines semaines si le match peut être maintenu sur le sol sud-africain ou si des mesures particulières, voire un changement de lieu, s’imposent.
Le climat de tension dépasse largement le cadre du football. Face à la recrudescence des violences, plusieurs pays africains, dont le Nigeria, le Ghana et le Congo-Brazzaville, ont déjà organisé ou facilité le retour d’une partie de leurs ressortissants, invoquant des préoccupations sécuritaires.
Cette situation explique la prudence de la Guinée, qui souhaite obtenir des assurances concrètes avant d’envoyer son équipe en Afrique du Sud.
Les tensions avaient déjà trouvé un écho lors de la Coupe du monde 2026. Tout au long du tournoi, de nombreux supporters africains avaient affiché leur soutien aux adversaires des Bafana Bafana, dénonçant les violences dont sont victimes les migrants africains en Afrique du Sud.
L’élimination de la sélection dirigée par Hugo Broos en seizièmes de finale avait d’ailleurs été largement célébrée sur les réseaux sociaux dans plusieurs pays du continent, révélant le malaise persistant autour de l’image du pays.
Dans ce contexte, la décision de la CAF est particulièrement attendue pour le bon déroulement de la CAN 2027. Au-delà de l’enjeu sportif, elle pourrait faire jurisprudence sur la prise en compte des questions de sécurité dans l’organisation des compétitions continentales.
