Le football congolais traverse une période difficile. Ce lundi 9 février, les responsables du sport national se sont réunis en urgence pour réagir aux actes de vandalisme qui ont conduit à la fermeture du stade Tata Raphaël et perturbé le championnat.
Le ministre des Sports, Didier Budimbu, la FECOFA et la Linafoot ont pris des décisions fermes pour mettre fin à la violence dans les stades. Le message est clair : « plus de complaisance ».
Le championnat national n’est pas arrêté, mais sa reprise dépend d’une condition : chaque club devra signer un engagement formel pour assumer la responsabilité du comportement de ses supporters.
« Les actes de vandalisme sont l’œuvre des supporters. Chaque club doit désormais en répondre », a rappelé la Linafoot. Les matchs sont en cours de reprogrammation et un calendrier officiel sera publié prochainement.
La FECOFA change aussi sa politique disciplinaire. Les simples amendes financières ne suffisent plus. Dorénavant, les sanctions pourront aller jusqu’au retrait de points, voire à la relégation en Ligue 2.
« Il faut protéger l’image du football congolais, aujourd’hui sérieusement affectée », a déclaré Lily Tshimpumpu, secrétaire générale du Comité de normalisation de la FECOFA.
Le football congolais : Une stratégie à double approche
Les autorités misent sur deux axes :
Prévention : les clubs s’engagent à contrôler leurs supporters.
Répression : des sanctions strictes contre les clubs et supporters violents.
L’idée est de créer une responsabilisation en cascade : les instances tiennent les clubs responsables, et les clubs doivent eux-mêmes gérer leurs supporters.
Cette crise survient alors que le pays prévoit d’accueillir des compétitions internationales, comme le tournoi de l’UNIFFAC au stade Tata Raphaël. La crédibilité du football congolais et sa capacité à organiser de grands événements sont en jeu.
Les prochains jours seront décisifs. Si les clubs jouent le jeu de la responsabilité, le championnat pourra reprendre rapidement. Dans le cas contraire, le football congolais risque de s’enliser dans une crise aux conséquences durables, tant sur le plan sportif qu’économique.
