La Coupe du monde 2026, prévue du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Mexique et au Canada, s’approche dans une atmosphère déjà tendue. À quelques semaines du match d’ouverture, les interrogations s’accumulent et l’enthousiasme sportif se mêle à de nombreuses inquiétudes.
Les critiques portent d’abord sur les coûts. Les billets atteignent des niveaux records, avec 875 dollars pour l’ouverture et jusqu’à 11 000 dollars pour la finale. Une tarification que la FIFA, par la voix de Gianni Infantino, justifie par les réalités du marché, mais qui passe mal auprès des supporters.
Les déplacements aggravent la frustration. Le trajet entre New York et le New Jersey, où se disputera notamment la finale, est désormais estimé à plus de 100 dollars en train, contre une dizaine en temps normal. Pour beaucoup de fans, suivre la compétition devient un luxe.
Complexité autour de la Coupe du monde 2026
La sécurité constitue un autre point sensible. Au Mexique, un dispositif massif d’environ 100 000 agents sera déployé pour encadrer les rencontres. Certaines zones comme Guadalajara restent sous vigilance après des épisodes de violence liés au crime organisé.
À cela s’ajoute un contexte international instable. Les tensions au Moyen-Orient, après l’attaque contre l’Iran fin février, compliquent la situation diplomatique. La participation iranienne reste incertaine, Téhéran exigeant plusieurs garanties avant de s’engager.
Entre pression financière, enjeux sécuritaires et incertitudes politiques, cette Coupe du monde 2026 s’annonce déjà sous tension avant même le premier coup de sifflet.
