Le football africain ne veut plus seulement créer la surprise. Après la Coupe du monde 2026, la Confédération africaine de football (CAF) affiche l’ambition de voir une sélection du continent soulever un jour le trophée le plus prestigieux du football. Le président de la CAF, Patrice Motsepe, estime que les résultats obtenus lors du tournoi disputé aux États-Unis, au Canada et au Mexique prouvent que l’Afrique a changé de dimension.
Dix (10) sélections étaient en lice et neuf (9) d’entre elles ont atteint les 16es de finale. Jamais le continent n’avait enregistré un tel taux de réussite dans une Coupe du monde. Cette progression ne se limite pas aux chiffres.
L’Afrique a pesé davantage dans la phase à élimination directe, où elle représentait plus de 28 % des équipes qualifiées.
Pour Patrice Motsepe, cette évolution confirme que les nations africaines sont désormais capables de rivaliser régulièrement avec les plus grandes puissances du football mondial. Le Maroc a une nouvelle fois montré la voie.
Après son parcours historique jusqu’en demi-finale en 2022, les Lions de l’Atlas ont encore atteint les quarts de finale en 2026. Une régularité inédite pour une sélection africaine, qui confirme le travail réalisé depuis plusieurs années. Mais la satisfaction de la CAF dépasse le seul cas marocain. Les performances de l’Égypte, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, de la RD Congo, du Cap-Vert, de l’Afrique du Sud, de l’Algérie et de la Tunisie illustrent, selon l’instance, les progrès du football africain dans son ensemble.
La prochaine étape est déjà définie. En vue de la Coupe du monde 2030, que le Maroc coorganisera avec l’Espagne et le Portugal, la CAF réunira sélectionneurs, techniciens et anciens internationaux afin de tirer les leçons du Mondial 2026. L’objectif est d’identifier les leviers qui permettront à une équipe africaine d’aller jusqu’au bout de la compétition.
La CAF mise sur l’investissement
Cette ambition passera aussi par des investissements plus importants. La CAF veut renforcer la formation des jeunes, développer le football féminin, améliorer la qualification des entraîneurs et poursuivre la professionnalisation des compétitions nationales.
Le Championnat africain scolaire restera l’un des principaux outils de détection des futurs talents. L’instance continentale entend également accélérer la modernisation des infrastructures.
Son objectif est que chacun des 54 pays membres dispose d’au moins un stade conforme aux normes internationales afin que les équipes nationales puissent recevoir leurs adversaires à domicile. Le football féminin figure également parmi les priorités.
La prime réservée au vainqueur de la CAN féminine est désormais fixée à 2 millions de dollars, tandis que les récompenses globales atteignent 5,8 millions de dollars, un record pour la compétition.
Pour Patrice Motsepe, le cap est désormais fixé. Après avoir prouvé que l’Afrique pouvait franchir les premiers obstacles du Mondial avec autorité, le continent veut désormais écrire une nouvelle page de son histoire en conquérant, enfin, la Coupe du monde.
