Le président de la FIFA, Gianni Infantino, fait face à une contestation inédite. Plusieurs grandes confédérations régionales de football envisagent de lancer une motion de censure pour tenter de provoquer sa destitution. Une telle procédure serait une première dans les 122 ans d’histoire de l’instance mondiale.
À l’origine de cette fronde figure une proposition attribuée à Gianni Infantino concernant l’ouverture du capital de la Coupe du monde à des investisseurs privés. Le projet suscite de fortes réserves au sein de plusieurs confédérations, qui chercheraient désormais un moyen de faire obstacle à cette initiative.
Gianni Infantino face à une contestation inédite
Selon des responsables proches des discussions, l’UEFA, l’AFC et la CONCACAF étudient notamment la possibilité de soutenir une démarche de défiance contre le président de la FIFA. L’objectif serait de contraindre Gianni Infantino à renoncer à son projet.
Une source proche des échanges estime qu’un vote de défiance pourrait constituer le principal moyen de pression sur le dirigeant, actuellement à la tête de la FIFA.
Les statuts de l’organisation prévoient en effet la possibilité de convoquer un Congrès extraordinaire. Le Conseil de la FIFA peut en prendre l’initiative à tout moment. La procédure peut également être déclenchée si au moins un cinquième des 211 associations membres adressent une demande écrite précisant les points à inscrire à l’ordre du jour.
Dans ce cas, le Congrès extraordinaire doit être convoqué dans un délai maximal de 3 mois. Si elle venait à être engagée, une telle procédure placerait la FIFA face à une crise institutionnelle sans précédent et pourrait ouvrir un bras de fer majeur autour de l’avenir de sa gouvernance.
