Un nouveau prétendant s’invite dans la course à la présidence de la FIFA. Le Camerounais Jean Crépin Nyamsi a officiellement annoncé sa candidature. Il se positionne face à l’actuel patron de l’institution, Gianni Infantino, en poste depuis 2016 et déjà tourné vers un nouveau mandat.
L’annonce a été faite en marge du 76e congrès de la FIFA à Vancouver. Dans un entretien accordé à des médias, Nyamsi assume pleinement son ambition : briguer la présidence en 2027 et devenir le premier Africain à diriger durablement l’instance mondiale. Une référence implicite à Issa Hayatou, qui avait assuré l’intérim à la tête de la FIFA entre 2015 et 2016.
Enseignant-chercheur en communication politique à l’Université Paris Dauphine, Nyamsi affirme avoir mûri ce projet pendant plusieurs années. Il dit avoir multiplié les rencontres, tissé des réseaux et consolidé ses soutiens avant de se lancer. Déjà candidat annoncé en 2023, il avait finalement renoncé, estimant ne pas être prêt à l’époque.
Une vision plus indépendante à la FIFA
Proche de Samuel Eto’o, actuel président de la Fédération camerounaise de football, Nyamsi entend aussi porter une vision plus indépendante du football africain, qu’il juge encore trop aligné sur les décisions de la FIFA.
Mais entre ambition et réalité, l’écart reste immense. Pour valider sa candidature, il devra franchir plusieurs étapes, notamment le contrôle d’éligibilité de la FIFA et obtenir le soutien officiel de sa fédération nationale. Or, la Fecafoot, à l’instar de la majorité des associations africaines, s’est déjà rangée derrière Gianni Infantino. Avec l’appui massif de la Confédération africaine de football et celui des fédérations asiatiques, le président sortant part avec une avance considérable.
Dans ces conditions, la candidature de Jean Crépin Nyamsi apparaît comme un défi audacieux face à un système solidement verrouillé. Reste à savoir si cette entrée en lice marquera un simple signal politique… ou le début d’un véritable rapport de force.
