Le mondial 2026 s’organise conjointement par les États-Unis, le Mexique et le Canada. Le gouvernement allemand laisse le choix à la fédération allemande de football (DFB) de décider de la participation de l’équipe nationale ou non au Mondial 2026. Cette décision fait suite aux menaces du président américain Donald Trump.
« Le gouvernement fédéral respecte l’autonomie du sport. Les décisions concernant la participation ou le boycott d’événements sportifs relèvent exclusivement des instances compétentes », a rappelé Christiane Schenderlein, secrétaire d’État aux Sports, soulignant que la décision finale reviendra à la DFB et à la FIFA.
Cette question revient au premier plan dans un contexte de tensions diplomatiques entre Berlin et Washington, notamment autour de la volonté américaine de s’approprier le Groenland et de l’annonce de taxes douanières supplémentaires contre les pays européens. Ces initiatives ont relancé le débat en Allemagne sur un boycott potentiel, voire sur l’annulation de la compétition.
Un récent sondage de l’institut Insa pour Bild, cité par Le Parisien, montre que 47 % des Allemands seraient favorables à un boycott si Washington annexait le Groenland, tandis que 35 % s’y opposent.
Quadruple championne du monde, l’Allemagne n’a manqué aucune édition du Mondial depuis 1950, ce qui ferait d’un boycott une décision lourde de conséquences pour le football allemand.
À noter également que Donald Trump entretient des liens étroits avec Gianni Infantino, président de la FIFA, à qui il a récemment remis un « Prix de la Paix de la FIFA » lors du tirage au sort de la compétition.
La question d’un boycott allemand au Mondial 2026 reste donc sensible et controversée, reflétant à la fois des enjeux sportifs, diplomatiques et politiques majeurs à quelques années de l’ouverture de la Coupe du monde 2026.
