Le choc entre l’Égypte et l’Afrique du Sud, disputé dans le cadre de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc, a laissé une trace durable bien au-delà du coup de sifflet final. Une main jugée litigieuse du défenseur égyptien Yasser, intervenue sur sa propre ligne de but, qui a provoqué une vive polémique et relancé le débat sur l’arbitrage et l’usage de la VAR dans la compétition.
L’action survient en seconde période, à un moment clé de la rencontre. Sur une frappe sud-africaine à bout portant, Yasser, bien placé sur sa ligne, semble détourner le ballon de la main avant qu’il ne franchisse le but. Les joueurs sud-africains réclament immédiatement un penalty, estimant que le geste est volontaire et empêche un but tout fait. L’arbitre central, après un bref échange avec ses assistants, laisse d’abord le jeu se poursuivre avant d’être appelé par la VAR.
Après de longues secondes de consultation vidéo, la décision tombe : pas de penalty. Une décision qui fait bondir le banc sud-africain et déclenche une bronca dans les tribunes. Pour les Bafana Bafana, l’incompréhension est totale.
« À ce niveau de compétition, avec la VAR, ce genre d’action doit être sanctionné », lâche un membre du staff sud-africain, visiblement frustré, en zone mixte.
Côté égyptien, le discours est tout autre. Les Pharaons estiment que la main est involontaire et que le défenseur n’a pas augmenté artificiellement la surface de son corps. « Yasser se protège instinctivement, le ballon arrive à très courte distance », défend un cadre de la sélection égyptienne, rappelant que l’interprétation des mains reste sujette à appréciation.
Sur les réseaux sociaux, les images de l’action tournent en boucle. Consultants, anciens arbitres et supporters se divisent. Certains dénoncent une erreur manifeste, d’autres soulignent la complexité des règles et la difficulté de juger l’intention du joueur.
Cette polémique vient s’ajouter à une série de décisions arbitrales déjà discutées depuis le début de la CAN 2025. Elle pose une nouvelle fois la question de la cohérence des décisions et de la communication autour de la VAR, censée réduire les injustices mais qui, dans ce cas précis, n’a fait qu’attiser la controverse.
Qu’elle soit considérée comme une main involontaire ou une faute flagrante, l’action de Yasser restera comme l’un des moments les plus commentés de cette CAN 2025, rappelant que, même à l’ère de la technologie, le football africain continue de se jouer aussi… dans la polémique.
