La cour d’appel de Rabat a décidé, lundi, de reporter au 30 mars l’examen du dossier de 18 supporters sénégalais impliqués dans les incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025.
Ces supporters avaient été condamnés le 19 février par le tribunal de première instance de Rabat. Les peines prononcées allaient de trois mois à un an de prison ferme pour des troubles à l’ordre public dans une enceinte sportive.
Les faits remontent à la finale disputée le 18 janvier entre l’Équipe du Maroc de football et l’Équipe du Sénégal de football. Après la rencontre, plusieurs incidents ont éclaté dans les tribunes et aux abords de la pelouse. Les personnes poursuivies sont accusées notamment de violences, de jets de projectiles et d’intrusion sur le terrain.
Lors de la première audience en appel, la défense a demandé la mise en liberté provisoire de certains prévenus. L’avocat Jaouad Benaissi, du barreau de Casablanca, a expliqué que l’un de ses clients a déjà purgé une grande partie de sa peine.
Selon lui, son client a déjà effectué près des deux tiers de sa condamnation et il ne lui resterait qu’environ un mois de détention.
La défense souligne également que plusieurs accusations ont été abandonnées lors du jugement en première instance. D’après l’avocat, son client a été innocenté des faits de violence et de vandalisme. Le seul acte retenu contre lui concerne le jet d’une bouteille d’eau, une infraction qui peut être sanctionnée par une amende.
Les incidents liés à cette finale contre les supporters sénégalais avaient suscité une forte attention médiatique. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montraient des groupes de supporters envahissant la pelouse du Stade Moulay Abdellah et s’opposant aux forces de l’ordre.
Selon les éléments du dossier, les tensions auraient éclaté dans les dernières minutes du match. Elles seraient survenues après l’attribution d’un penalty en faveur de la sélection marocaine.
La prochaine audience, prévue le 30 mars, devrait permettre au tribunal d’examiner le fond du dossier et d’entendre les plaidoiries de la défense.
