Le projet de réforme porté par Gianni Infantino continue de susciter de vives réactions au sein du football mondial. Après l’annonce de la création de FIFA Forward Enterprise (FFE), une société chargée de gérer les activités commerciales et l’organisation des compétitions de la FIFA, plusieurs confédérations et fédérations nationales affichent désormais leurs réserves, voire leur opposition.
Le président de la FIFA défend une initiative destinée à attirer des investisseurs privés afin de générer jusqu’à 10 milliards de dollars pour financer le développement du football. Face aux critiques, il a toutefois précisé qu’il ne s’agissait pas d’une décision imposée, mais d’une simple proposition qui devra être soumise à un processus démocratique.
L’UEFA a été la première à rejeter ouvertement le projet de Gianni Infantino, estimant que l’ouverture des activités de la FIFA à des investisseurs privés franchirait une limite que les instances dirigeantes du football ne devraient pas dépasser. Dans la foulée, la Fédération française de football (FFF) a fait part de ses « très vives inquiétudes », s’interrogeant sur les conséquences d’une telle évolution pour la gouvernance du football mondial.
D’autres confédérations ont également exprimé leur mécontentement, mais sous un angle différent. La Concacaf et la Confédération asiatique (AFC) regrettent avant tout de ne pas avoir été consultées avant la présentation publique du projet. Selon The Athletic, les 41 fédérations membres de la Concacaf ont d’ailleurs convoqué une réunion d’urgence afin d’examiner la situation et de définir une position commune.
La CAF va-t-elle soutenir Gianni Infantino dans son projet ?
À l’inverse, la Confédération africaine de football (CAF) adopte une attitude plus prudente. Sans soutenir ouvertement l’initiative, elle invite ses associations membres à analyser le projet avant de se prononcer.
Pour devenir réalité, la création de FIFA Forward Enterprise, conformément à la volonté de Gianni Infantinodevra obtenir le soutien de la majorité des 211 fédérations membres de la FIFA avant le 19 septembre, puis être validée par le Conseil de la FIFA. D’ici là, le débat promet d’animer les plus hautes sphères du football international.
