Mondial 2026 : la FIFA dit non au boycott

Panafrofoot
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Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a opposé une fin de non-recevoir aux appels au boycott de la Coupe du monde 2026, dont la majorité des matchs se déroulera aux États-Unis. Pour le dirigeant du football mondial, une telle initiative serait non seulement inefficace, mais aussi contraire aux valeurs fondamentales du sport.

Cette prise de position intervient dans un climat politique sensible, alimenté par les critiques adressées à l’administration américaine du président Donald Trump, notamment après certaines déclarations controversées concernant le Groenland. Le débat a récemment été relancé par le soutien exprimé par l’ancien président de la FIFA, Sepp Blatter, en faveur d’un boycott du Mondial.

Dans un entretien accordé à Sky News, Gianni Infantino a défendu une approche diamétralement opposée, insistant sur la nécessité de préserver le football de toute instrumentalisation politique.

« Les entreprises et les diplomates étrangers continuent de se rendre aux États-Unis. Je ne vois pas pourquoi le football devrait être le seul domaine à se retirer », a-t-il déclaré, avant de souligner le rôle fédérateur du sport : « Dans un monde fragmenté et parfois hostile, le football demeure l’un des rares espaces capables de rassembler au-delà des divisions. »

Fidèle à cette ligne, le président de la FIFA s’est dit fermement opposé à toute forme de boycott ou d’exclusion. « Je suis contre toutes les interdictions. Elles n’apportent aucune solution durable », a-t-il martelé.

Dans la même logique, Gianni Infantino a également évoqué un éventuel retour de la Russie sur la scène footballistique internationale, après sa suspension consécutive à l’invasion de l’Ukraine en 2022. Selon lui, cette mesure n’a pas atteint les objectifs escomptés et n’a fait qu’exacerber les tensions. « Cette exclusion n’a généré que frustration et ressentiment », a-t-il estimé.

Ces déclarations surviennent alors que le président de la FIFA a récemment tenu à clarifier des propos ayant suscité une vive polémique au Royaume-Uni. Accusé d’avoir tenu une remarque jugée déplacée à l’égard des supporters britanniques lors d’une intervention à Davos, Gianni Infantino a assuré n’avoir « jamais eu l’intention d’offenser qui que ce soit », affirmant au contraire son admiration pour le football anglais.

Dans la foulée, la FIFA, en collaboration avec les autorités suisses, a engagé des discussions visant à apaiser les tensions avec les fédérations d’Angleterre, d’Écosse, du pays de Galles et d’Irlande du Nord.

Prévue en 2026, la prochaine Coupe du monde s’annonce historique. Elle réunira pour la première fois 48 sélections, avec les États-Unis comme principal pays hôte, aux côtés du Mexique et du Canada, coorganisateurs de l’événement.

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