La sécurité s’impose désormais comme un enjeu majeur dans la transformation du football togolais. Pour renforcer les dispositifs autour des rencontres, la Confédération africaine de football (CAF) et la Fédération togolaise de football (FTF) ont lancé mardi à Lomé un atelier consacré à l’initiative pour des stades sécurisés.
Pendant 3 jours, responsables des clubs de première et deuxième divisions, policiers, gendarmes et autres acteurs concernés travaillent à l’amélioration de la gestion de la sécurité dans les enceintes sportives. L’objectif est de mieux préparer les différents intervenants face aux risques pouvant survenir avant, pendant et après les matchs.
La formation combine des cours théoriques, des échanges d’expériences et des exercices pratiques. Elle doit surtout permettre aux acteurs togolais de renforcer leurs connaissances et d’adopter des méthodes plus efficaces pour assurer la sécurité des supporters, des joueurs, des officiels et de l’ensemble du public.
À l’ouverture des travaux, l’officier de sécurité de la FTF, Christian Atekpe, a insisté sur l’importance de cette démarche. Il a invité les participants à partager leurs expériences et à exposer les difficultés rencontrées sur le terrain afin de tirer le maximum de l’expertise des spécialistes de la CAF.
La sécurité, un pilier de la professionnalisation
Le président de la FTF, Guy Kossi Akpovy, a replacé cette initiative dans le processus de professionnalisation du football africain. Pour lui, la sécurité fait partie des piliers indispensables au développement du football moderne. Elle doit évoluer au même rythme que la gouvernance, l’arbitrage, la médecine sportive, la gestion des compétitions et la formation des acteurs.
Cette orientation traduit une volonté de faire des stades togolais des espaces mieux organisés et plus sûrs. La FTF estime qu’un véritable développement du football passe aussi par la formation des hommes et des femmes chargés de son encadrement.
L’enjeu dépasse ainsi la simple gestion des incidents. Il s’agit de créer un environnement où supporters, joueurs et officiels peuvent vivre les rencontres dans la sérénité. Le stade doit rester un lieu de passion, de partage et de communion, et non un espace de peur.
